La coopérative Provins et Chandra Kurt célèbrent vingt ans de collaboration avec un vin qui reflète l’évolution du rosé dans le pays.

Chandra Kurt (à droite) présente Le Rosé, nouveau vin de sa collection élaborée avec Provins. (DR)
La coopérative Provins, premier producteur de vins du pays, célèbre les 20 ans du projet Collection Chandra Kurt avec un vin nommé Le Rosé à base de cépages rouges indigènes. Comme le reste de la collection, qui vise à mettre en valeur des cépages véritables ambassadeurs du patrimoine viticole du Valais. Un flacon commercialisé au prix de 17,90 francs la bouteille. «Le rosé accompagne tous les instants de plaisir, quelle que soit la saison. J’ai voulu créer un vin libre, spontané et convivial», souligne Chandra Kurt, journaliste zurichoise et auteure de nombreux livres, notamment en 2019, «De l’humagne rouge à l’heida» avec l’oenologue Madeleine Gay. Ce même duo a fondé cette gamme de vins tous élevés uniquement en cuves inox qui consacre la petite arvine ou le cornalin. Le contenant conserve son importance, il s’agit d’une bouteille bacchus inspirée de la forme d’Haut-Brion. Pour la première fois, on peut voir la couleur saumonée du breuvage grâce à la transparence du flacon. Au nez on repère des effluves de pain grillé, en bouche la framboise s’impose et s’équilibre avec une acidité franche.
Damien Carruzzo a repris le projet en 2015 et c’est ainsi qu’il décrit la démarche actuelle: «La production de rosé avec des cépages suisses sur des terroirs dédiés s’impose d’elle-même. En termes d’image, ils donnent cette identité suisse que nos clients apprécient et qui reste très importante pour notre marché. En termes de qualité, les cépages suisses sont bien implantés, adaptés au climat et donnent d’excellents vins où chaque cépage amène sa personnalité.» Depuis plus de 10 ans, les équipes de Provins accordent un accent particulier à la date de récolte, qui doit être plus précoce, ainsi qu’à l’aspect de vinification. Damien Carruzzo conclut ainsi: «On considère le rosé, comme la face cachée du cépage rouge, certaines fois un peu taboue. Mais quand on la laisse s’exprimer, elle se révèle toujours toute en couleur.»
(Alexandre Caldara)