L’établissement implanté au cœur de Genève fête cette année les 30 ans de sa filière ES, socle d’un enseignement à la fois théorique et immersif.

A deux pas de l’Organisation des Nations Unies, l’Ecole hôtelière de Genève cultive un fort ancrage local tout en rayonnant au-delà des frontières, avec une offre de formations ES dispensées par des enseignants issus de la branche. (DR)
Un matin calme dans la grande cafétéria de l’Ecole hôtelière de Genève. Ici et là, quelques tables sont occupées par des étudiants qui travaillent seuls ou discutent à mivoix. Marc Gay, lauréat du Championnat suisse de service, vainqueur des Swiss Skills et finaliste des World Skills de Lyon, passe entre deux cours. Il a intégré l’établissement à un moment clé de son parcours, à la suite d’une série de stages à l’étranger (Dublin et New York, où il a parfait son anglais) et de concours. Ces expériences l’ont encouragé à reprendre le chemin des études.
«C’est une manière de structurer la suite de mon parcours. Après avoir été très actif sur le terrain, j’avais envie de comprendre les ressorts de la gestion hôtelière et le pourquoi des décisions qu’un manager est appelé à prendre», explique le Valaisan, par ailleurs membre du comité de la Société professionnelle Service/Restauration. En ce début d’année, il entame son quatrième semestre. Titulaire d’un CFC de spécialiste en restauration, il suit un parcours accéléré, qui permet aux étudiants qui le souhaitent d’être dispensés de deux des trois stages obligatoires. Il a ainsi été exempté du stage du deuxième semestre et pourrait également renoncer à celui du sixième, une option qu’il hésite toutefois à privilégier. «J’apprécie beaucoup l’exigence académique du cursus et les échanges avec les autres étudiants ainsi que les enseignants, qui sont issus du métier», dit celui qui se verrait bien, à terme, à la direction d’un établissement hôtelier.
Marc Gay est l’un des quelque 200 étudiants qui arpentent le campus ce semestre. La majorité d’entre eux suivent le cursus de base, tandis qu’une cinquantaine d’autres se forment dans le cadre de postdiplômes ES articulés autour de trois axes. «Ces programmes ont été lancés en 2024, à l’occasion du 110e anniversaire de l’école. Il s’agit d’un enseignement hybride comprenant un an de cours et six mois dédiés à un projet d’affaires. Les cours ont lieu deux fois par semaine en ligne et sur le campus lors de sessions intensives», explique Duncan Robertson, à la fois directeur Vente & Marketing et directeur suppléant de l’EHG. Le gros atout de cette formation, ajoute-t-il, tient à son ancrage fort dans la réalité des métiers et les enjeux concrets de l’industrie. Le public cible? Des pros qui veulent faire du upskilling», des étudiants souhaitant continuer leurs études ou des personnes en reconversion.
Dans les deux cas, l’EHG représente une alternative intéressante. D’une part, elle est située au cœur de Genève, juste à côté de l’Organisation des Nations Unions (ONU); d’autre part, elle se définit volontiers comme une école à taille humaine. «De plus, nous célébrons cette année le trentième anniversaire de notre accession au statut d’Ecole supérieure (ES). Les diplômes que nous délivrons sont reconnus par la Confédération et à l’international, ce qui en fait un formidable tremplin de carrière, comme en témoigne notre réseau très actif d’alumni.»
Ducan Robertson, directeur vente & marketing de L'EHG
Parmi les atouts de l’EHG figure en outre sa présence régulière dans les classements internationaux des meilleures écoles hôtelières. «Le sixième rang qu’un prestigieux magazine nous a décerné l’an dernier montre que notre approche est parfaitement adaptée aux défis de la branche, mais pas seulement.» Selon Duncan Robertson, l’attrait des diplômes et postdiplômes ES permettent en effet aux étudiants d’accéder à une grande variété de postes, non seulement au sein de l’hôtellerie mais aussi dans d’autres secteurs.
(Patrick Claudet)