En cuisine, en terrasse ou à la plonge, les fortes températures imposent des précautions pour préserver la santé des équipes.

Quand il fait chaud, l’organisme a besoin d’un apport hydrique plus important. Les personnes en bonne santé devraient boire 30 à 40 millilitres d’eau par kilo de poids corporel, répartis sur la journée. (Adobe-Stock)
«Quiconque ne supporte pas la chaleur n’a rien à faire en cuisine», aurait dit Harry S. Truman. L’ancien président des Etats-Unis a-t-il lui-même officié aux fourneaux en période de canicule? L’histoire ne le dit pas. Mais ce qui est sûr, c’est que de nombreux cuisiniers vont souffrir de la chaleur cet été. Dans les cuisines, même en temps normal, les températures peuvent rapidement atteindre 45 degrés, voire, à proximité de certains appareils, plus de 60 degrés. Cela dit, les cuisiniers ne sont pas les seuls à transpirer. En raison de l’humidité, celles et ceux qui s’occupent de la vaisselle et du linge sont souvent soumis à un climat subtropical. Et le service en terrasse est également très éprouvant. Or, travailler quand il fait très chaud est non seulement désagréable, mais aussi potentiellement dangereux. Selon la Suva, en raison de la fatigue excessive et du manque de concentration, le risque d’accidents augmente de 7 % lorsque la température dépasse les 30 degrés. C’est pourquoi, à l’instar du Secrétariat d’Etat à l’économie, la Suva appelle les employeurs à prendre des mesures pour protéger leurs salariés contre la chaleur, les rayons UV et l’ozone. Il convient par exemple de veiller à une bonne ventilation et à un bon rafraîchissement des locaux. Dans la mesure du possible, les activités physiques pénibles doivent être effectuées aux moments les plus frais de la journée. Les employeurs doivent mettre suffisamment d’eau potable à la disposition de leurs collaborateurs et leur permettre de faire régulièrement des pauses dans des endroits climatisés ou à l’ombre. Enfin, le port de vêtements légers et respirants doit être autorisé, à condition que les consignes de sécurité soient respectées. Il ne faut par ailleurs pas oublier que nous ne sommes pas les seuls à souffrir de la chaleur: il en va de même pour tous les organismes vivants.
(rif/bde)