Le premier Moxy de Suisse, cette autre star des JOJ

Inauguré le 9 décembre dernier, l’hôtel du Flon exploité par SV Hotel a vécu les Jeux olympiques de la Jeunesse de manière intense. Dixit son «capitaine», Philippe Vaes.

Le lobby de l’hôtel lausannois mêle les espaces de travail et de détente. (Moxy Lausanne City)

«Nous sommes très reconnaissants à la ville de Lausanne, au canton de Vaud et à la Suisse d’avoir su créer une atmosphère et un esprit olympiques fantastiques.» C’est par ces mots que Thomas Bach, président du Comité international olympique, a salué le succès des JOJ 2020. Et si ses louanges s’adressaient évidemment aux organisateurs de l’événement, qui, parallèlement aux épreuves sportives, a attiré plus de 200 000 visiteurs dans les rues de Lausanne, elles auraient tout aussi bien pu l’être à Philippe Vaes, «capitaine» du Moxy Lausanne, ainsi qu’à ses équipes.  

Renouer avec les fondamentaux

Exploité par SV Hotel sous l’enseigne de la nouvelle marque de Marriott International ciblant les milléniaux, l’établissement de 113 chambres inauguré en fin d’année dernière a en effet vécu au rythme des JOJ. «Dès le 2 janvier, nous avons accueilli une clientèle internationale directement impliquée dans la manifestation sportive. A force de les côtoyer, nos hôtes sont un peu devenus les membres de notre famille», confie Philippe Vaes, pour qui la proximité avec la Place des Médailles, centre névralgique des JOJ, a également contribué à faire du Moxy Lausanne, le premier de Suisse, un lieu incontournable de la fête. On le croit aisément en observant la manière dont l’inauguration officielle à laquelle on assiste ce soir-là, un jour après la fin du raout olympique, bouscule les codes: devant l’hôtel, des joueurs de cor des Alpes tiennent la vedette avec quatre drag-queens, tandis qu’à l’intérieur la fête bat son plein dans le lobby mêlant espaces de travail et zones de détente, et où la réception est le bar et inversement. Au sujet de cette convivialité induite par la topographie des lieux, Philippe Vaes dit qu’elle est une manière de revenir aux fondamentaux du métier. «Je suis proche à la fois de mon crew et de mes hôtes, quand bien même on pourrait penser que l’environnement ultraconnecté des Moxy ne permet pas de se centrer sur l’humain. Or, c’est tout l’inverse», se réjouit le Belge, ancien cadre chez Accor, qui est tombé amoureux de Lausanne il y a une dizaine d’années. 

Au milieu de ce décor où le béton est roi, l’interaction avec le client fait ainsi l’objet d’une attention particulière. Philippe Vaes dit avoir recruté des «personnalités» et privilégié l’«attitude»; il souligne par ailleurs le fait que 99% de ses collaborateurs vivent à Lausanne, preuve de leur attachement à la ville. Concernant les profils, il a opté pour la parité à plusieurs niveaux: d’une part entre les sexes au niveau des crew leaders, d’autre part entre les personnes issues de l’hôtellerie et celles de la restauration. «Quant à ceux qui ne venaient pas de la branche, nous les avons formés, notamment au système HACCP et aux outils de réservation.» 

D’autres Moxy planifiés en Suisse

Un second Moxy sera inauguré à Berne en juin prochain, mais SV Hotel – une division de SV Group fondée en 2004 qui compte 13 hôtels en Suisse et en Allemagne – ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Beat Kuhn, directeur de SV Hotel: «Notre objectif est de nous implanter à terme à Genève, Zurich et Bâle, tout en poursuivant notre développement en Allemagne, où nous sommes déjà présents à Stuttgart, Francfort et Munich,  et où nous ouvrirons cette année Hambourg.»

(Patrick Claudet)