Dans sa nouvelle torréfaction, la marque genevoise a convié quarante hôtes à un dîner aux multiples accords aromatiques.

Le café a guidé la création des six plats d’un dîner dont Chronic veut faire un rendez-vous annuel. (DR)
La soirée a débuté sur les toits du bâtiment que Chronic vient d’investir à Meyrin, avec une vue imprenable sur le Jura et les mouvements aériens à destination de Cointrin, mais c’est un étage en dessous, dans l’espace de torréfaction flambant neuf, que les choses sérieuses ont démarré. L’entreprise fondée en 2017 au sein de Bean2me y conviait une quarantaine de convives pour un menu à six plats tout entier articulé autour du café, au sujet duquel le chef Quentin Philippe, Révélation de l’année 2024, ancien chef de l’Arakel à Genève, disait en toute fin de soirée, au moment de le saluer, qu’il avait été une exploration de l’univers du café. Pour concocter son menu, il a en effet employé plusieurs méthodes (infusion, café filtre, extraction à froid, etc.) pour exploiter la richesse aromatique des grains torréfiés par Chronic. Quid du menu? Le topinambour ouvrait le repas avec café, oxalis, noisette et truffe noire. Puis venaient le cerf, ses cèpes et son jus réduit au pinot noir, auquel un café frappé apportait un contrepoint de fraîcheur. Avec le lieu jaune de ligne, céleri et lime douce, le café mêlait au beurre, avant de retrouver la tasse – en l’occurence un Janson Geisha 914 du Panama, préparé en filtre – pour accompagner le pigeon au miso, avec framboise et betterave. Enfin, un affogato pécan était servi avec un espresso éthiopien, et un cappuccino à la vanille fumée et namelaka avec une liqueur de café créée avec la distillerie genevoise LVX Spirits.
Cet événement prolonge une démarche que Sébastien Grillet, cofondateur de Bean2me, évoquait récemment dans nos colonnes en disant que «l’idée est d’ouvrir le champ des possibles autour du café». Née dans les bureaux pour remplacer les capsules, l’offre s’adresse aujourd’hui aux particuliers, via des boutiques et la grande distribution, ainsi qu’aux tables gastronomiques, avec la volonté de montrer qu’un même café peut offrir, selon son mode d’extraction, des expériences totalement différentes.
(pcl)