Suisse Tourisme analyse l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les nuitées et anticipe ses effets sur la saison estivale.

Les annulations devront être traitées avec souplesse cet été. (Adobe-Stock)
Le conflit au Moyen-Orient a des répercussions tangibles sur le tourisme international. Depuis le 28 février, la fermeture de l’espace aérien dans la région du Golfe perturbe fortement le trafic aérien. Le groupe Lufthansa, incluant Swiss, a suspendu ses liaisons vers plusieurs destinations clés comme Dubaï et Tel-Aviv jusqu’à fin mai, tandis que d’autres routes restent interrompues jusqu’à l’automne. Les hubs de correspondance majeurs pour les clientèles asiatiques ne sont plus accessibles, allongeant les trajets et renchérissant les billets. Dans certains cas, les temps de vol ont été prolongés de plusieurs heures, en raison de détours imposés par la fermeture simultanée d’autres espaces aériens.
Suisse Tourisme a modélisé deux scénarios pour ses principaux marchés. Dans le cas d’un retour à la normale au printemps, une légère baisse des nuitées est attendue. Des réservations de dernière minute pourraient alors atténuer partiellement le recul durant la haute saison estivale. En revanche, si la situation devait perdurer jusqu’à l’automne, le recul pourrait atteindre 10 %, notamment en raison de l’absence de visiteurs en provenance des pays du Golfe, à forte contribution économique. Bien que leur part reste limitée en volume, ces clientèles se distinguent par un niveau de dépense nettement supérieur à la moyenne.
A ces incertitudes s’ajoutent la hausse des prix et la force du franc, susceptibles de freiner la demande européenne, sans oublier le coût de l’aérien. Les clientèles américaine et asiatique pourraient également revoir leurs plans, au profit de destinations plus proches. Dans ce contexte, Suisse Tourisme entend maintenir sa présence sur tous les marchés afin de valoriser la fiabilité et la sécurité de la destination.
(gab/pcl)