En mars, des voyageurs au Moyen-Orient ont été surpris par la guerre. Une expérience lourde, sur les plans à la fois émotionnel et financier.

Les voyageurs paient les frais en cas de retard de retour non imputable. (Pexels)
D’une éruption volcanique à la faillite d’une compagnie aérienne, les raisons ne manquent pas pour qu’un voyageur ne puisse, sans faute de sa part, rentrer à temps de ses vacances. Ce qui avait commencé comme un séjour de rêve au Moyen-Orient s’est transformé, ce printemps, en cauchemar pour des milliers de personnes. D’un côté, elles ont craint pour leur vie et ignoré comment et quand rentrer, ainsi que la réaction de leur employeur face à leur absence prolongée. De l’autre, elles doivent assumer elles-mêmes les frais supplémentaires de voyage et de séjour liés à cette prolongation forcée des vacances.
L’obligation contractuelle des voyagistes demeure, mais ceux-ci ne sont pas responsables des coûts supplémentaires engendrés lorsque le retour ne peut pas avoir lieu, par exemple en cas de guerre. Ils sont toutefois tenus d’aider leurs clients bloqués à organiser leur retour et, si nécessaire, de leur permettre de prolonger leur séjour à l’hôtel.
Dans le meilleur des cas, les voyageurs retardés peuvent se faire rembourser ces frais imprévus par leur assurance voyage. La prise en charge dépend toutefois des garanties prévues dans la police d’assurance concernée. Les personnes ayant payé leur voyage avec une carte de crédit ont intérêt à contacter leur prestataire. Certaines cartes incluent en effet automatiquement une couverture d’assistance voyage.
(rif/pcl)