Stéphane Décotterd: «Une nouvelle impulsion à l’échelle nationale»

Depuis qu’il a repris la présidence du Prix culinaire Taittinger, le chef du Pont de Brent a mobilisé son réseau pour insuffler une nouvelle dynamique au concours en Suisse.

Stéphane Décotterd voit la victoire de Damien Facile comme celle de toute une brigade férue de concours.

Prix culinaire Taittinger revendique sa différence. Souvent présentée comme le «Goncourt de la gastronomie», l’épreuve se déroule d’une part sans la présence d’un public devenu partout ailleurs omniprésent, et, d’autre, part, elle garde secrète l’identité des finalistes régionaux. «En 2016, contrairement à l’an passé où Jérémy Desbraux, seul candidat pour la Suisse, avait été incorporé à la sélection française avant de remporter la finale, nous sommes partis à la recherche de plusieurs candidats. Pour ce faire, nous avons activé le réseau des Grandes Tables via son président Pierrot Ayer, des Jeunes Restaurateurs d’Europe par l’entremise de Loris Lathion et des Relais & Châteaux dont je fais partie du comité», explique Stéphane Décotterd.

S’il salue le haut niveau des quatre finalistes helvétiques, tous issus de l’arc lémanique, le président du Prix culinaire Taittinger pour la Suisse voit déjà plus loin: «Nous aimerions en effet prospecter en Suisse alémanique, où les jeunes professionnels sont friands de concours, et ce afin de donner une nouvelle impulsion à la manifestation.» Cette dernière a quelques atouts pour elle: elle ne mobilise les cuisiniers «que» de juillet à novembre et le panier est le même pour tout le monde. 
Patrick Claudet