Records de fréquentation, gestion des flux, pressions financières, équilibres géopolitiques et reprise des négociations de la CCNT: l’année à venir promet d’être riche en enjeux pour le tourisme suisse.


Présidente Suisse Tourisme
Nous avons démontré que les chiffres records ne constituent pas une fin en soi. Notre objectif est une meilleure gestion de la demande. Nous y sommes parvenus grâce à une croissance ciblée en provenance de marchés plus éloignés et à une campagne très remarquée en faveur des séjours automnaux, tandis que la demande suisse est restée stable. Les grands événements que nous avons accompagnés de près ont également contribué à renforcer l’image accueillante et positive de la Suisse.
J’essaie de rester optimiste malgré la pression financière accrue. Je pars du principe que la demande touristique restera élevée. C’est une opportunité qu’il s’agit de saisir avec discernement.
Notre priorité reste la qualité plutôt que la quantité, et la mise en œuvre cohérente de notre stratégie Travel Better. Nous cherchons un équilibre entre une expérience durable pour les hôtes et une bonne qualité de vie pour la population locale. Une répartition temporelle, spatiale et thématique des flux touristiques permet d’éviter la surcharge de certains sites et d’améliorer l’acceptation du tourisme.
Les fluctuations géopolitiques échappent à notre contrôle, mais nous devons nous y préparer. Notre présence mondiale sur 22 marchés nous permet de compenser efficacement les variations de la demande dans certaines régions. Cet atout ne doit pas être sacrifié, malgré un contexte financier actuellement tendu.
Une trousse de premiers secours, symbolisant nos solides relations avec les partenaires, les autorités, les acteurs touristiques et la population. Une carte, qui représente notre stratégie Travel Better. Et des sources d’énergie, indispensables pour relever les nombreux défis qui nous attendent.

Présidente Hotel & Gastro Union
Je suis fière de nos sociétés professionnelles, de nos régions et de nos collaboratrices et collaborateurs, qui avancent ensemble pour atteindre nos objectifs. Notre système de milice fonctionne bien, même s’il peut encore être amélioré en 2026 en comblant certaines lacunes.
Avec beaucoup de gratitude. D’une part pour la reprise du dialogue avec les partenaires sociaux, d’autre part pour la possibilité de continuer à m’engager avec la même passion qu’il y a dix ans en faveur de Hotel & Gastro Union et de ses membres.
Il s’agit de renforcer notre organisation par la croissance du nombre de membres et de rendre visible la pertinence de l’adhésion pour les professionnelles et professionnels du secteur. De bonnes négociations dans le cadre de la CCNT et des résultats aussi favorables que possible pour nos membres figurent également parmi les priorités, tout comme la poursuite rigoureuse de la stratégie définie.
Que l’on songe au changement climatique, à la politique nord-américaine ou à la cybercriminalité, nous sommes confrontés à des défis qui exigent des réponses flexibles, créatives et adaptées. Dans le cadre de notre secteur professionnel, la promotion de la relève professionnelle demeure un axe central, tout comme la cybersécurité, pour laquelle nous avons notamment souscrit une assurance spécifique, eu égard à son importance.
De la nourriture, car la faim me rend généralement peu aimable. Une carte de randonnée plastifiée, afin de ne jamais perdre le nord, même sans réseau. Et une lampe de poche, afin de rester sur le bon chemin, y compris dans l’obscurité.

Président Fédération suisse du tourisme
J’ai eu l’honneur de reprendre la présidence de la Fédération suisse du tourisme (FST) fin août, et je suis reconnaissant de la confiance qui m’est accordée. Je suis également fier que nous ayons réussi à renforcer encore la voix politique du tourisme à Berne.
Avec beaucoup de confiance. La FST est solidement positionnée et je ressens un fort engagement tant parmi les membres qu’au sein du secrétariat.
A titre personnel, je souhaite bâtir des ponts et ancrer encore davantage le tourisme comme secteur économique clé sur le plan politique. Pour la fédération, l’enjeu central reste la création de conditions-cadres stables et le financement à long terme des instruments d’encouragement. Dans un contexte d’économies fédérales, il est essentiel d’expliquer clairement au monde politique et à la population l’utilité et le fonctionnement de ces mécanismes. Un tourisme durable ne peut se développer qu’en harmonie avec la société et l’environnement.
Le changement climatique demeure l’un des défis structurels majeurs. Il appelle des adaptations profondes de l’offre touristique. Le Centre de compétences pour la durabilité (KONA) soutient cette évolution, notamment à travers des programmes comme Swisstainable, qui se concentre sur le développement durable de la Suisse en tant que destination touristique.
La confiance, d’abord: elle aide à franchir les passages les plus difficiles sans perdre le cap. Vient ensuite l’esprit d’équipe, car dans le tourisme, les plus hauts sommets ne se conquièrent qu’ensemble. Enfin, le courage: seuls ceux qui osent emprunter de nouvelles voies peuvent façonner l’avenir de manière active et durable.

Président Hotelleriesuisse
Je suis fier de la branche suisse de l’hébergement, qui a une nouvelle fois accueilli un nombre record de clients avec un grand professionnalisme. Malgré un environnement exigeant, les établissements ont démontré leur performance et leur capacité d’innovation.
Je regarde les tâches à venir avec confiance et curiosité. Grâce à un secrétariat solide et à une direction engagée, je me sens très bien préparé. Je souhaite désormais construire de manière ciblée de nouveaux ponts avec les associations partenaires et le monde politique, afin que les préoccupations et les enjeux de notre branche soient encore plus clairement perçus, compris et pris en compte.
L’ambition est de enforcer l’image de la branche et susciter davantage de vocations auprès des jeunes, afin d’assurer la relève au sein de nos professions. En parallèle, il s’agit de consolider la cohésion interne, du niveau national jusqu’aux associations régionales.
Certaines conditions-cadres échappent à notre contrôle. Il est donc déterminant de faire avancer avec constance ce qui peut être façonné, tout en restant suffisamment flexibles pour réagir rapidement à l’imprévisible. Nous faisons face à ces défis en demeurant proches de nos membres et en anticipant leurs besoins le plus tôt possible. Dans ce contexte, l’échange régulier et étroit avec nos associations régionales et nos organisations partenaires revêt une importance essentielle.
De l’eau, pour garantir l’endurance nécessaire sur la durée. Un casque, pour se protéger à une époque où les risques deviennent plus difficiles à anticiper. Et un compas, car une orientation claire est indispensable pour avancer ensemble, en tant qu’association comme en tant que branche.

Président Gastrosuisse
Nos organes se sont fortement rapprochés et ont élaboré des bases stratégiques solides pour renforcer notre rôle dans la branche. La collaboration avec Hotelleriesuisse lors du Hospitality Summit a constitué en ce sens un signal fort.
Je ne suis pas adepte des résolutions. J’ai mis à profit les fêtes pour refaire le plein d’énergie, car nous portons une responsabilité importante envers nos membres et devons renforcer avec dynamisme la rentabilité et l’attractivité de la branche.
Je me réjouis de mettre en œuvre notre stratégie de manière cohérente avec notre nouvelle directrice Kareen Vaisbrot et le comité de direction. Je souhaite également intensifier notre engagement politique et continuer à perfectionner mon français.
Dans le cadre des négociations de la CCNT, nous voulons renforcer la branche. Nous travaillons à une nouvelle identité forte pour Gastrosuisse et à une efficacité accrue pour nos membres. Nous visons une sécurité juridique sur la question du pourboire, exonéré d’impôt, et la primauté des conventions collectives étendues sur les salaires minimaux cantonaux.
Notre secteur ressemble à l’eau: il trouve toujours son chemin. L’enjeu consiste à s’adapter en permanence aux changements et à en tirer de la valeur. Cela nécessite des analyses solides, mais surtout beaucoup de personnalité et de passion.
Un bon verre de vin, un morceau de fromage et mes trois meilleurs amis. Parce que l’on craint trop la mort, alors que l’on devrait surtout craindre une vie mal vécue.