La relève entre en piste au Brot-Chef

Le savoir-faire, la créativité et le sangfroid étaient de mise lors de cette édition 2026, remportée par Jael Bregy et Amelie Reissnecker.

  • Lors du concours Brot-Chef 2026, le savoir-faire artisanal était aussi précieux que la patience et la délicatesse du geste, comme l’ont montré Jael Bregy et Amelie Reissnecker. (Photos Lukas Bidinger)
  • La précision du travail porte ses fruits et se reflète dans le produit fini.
  • Au concours Brot-Chef aussi, il fallait maîtriser le temps de cuisson en surveillant de près le four.
  • Les finalistes ont travaillé contre la montre. Malgré leur préparation, la situation sur place était encore
    bien différente.
  • Trois minutes par exercice et une concentration maximale: le Speed-Baking exigeait rapidité et dextérité.

Le calme a régné longtemps. Tandis que les six finalistes pétrissaient, façonnaient, garnissaient et décoraient avec concentration, le public suivait chaque geste. Ce n’est que dans les dernières minutes que les encouragements ont résonné pour accompagner les trois équipes jusqu’au bout. Au Brot-Chef 2026, à l’école professionnelle d’Aarau, les concurrentes avaient cinq heures pour démontrer leur savoir-faire. Le thème du cirque laissait place à l’imagination, tout en exigeant une grande précision. Au programme: pains spéciaux ou tresses, petits pains, pâtisseries fines, produits en pâtes tourées, confiseries et bouchées apéritives, sans oublier une pièce artistique ou un produit de fantaisie. Le public a pu déguster des créations pendant le concours.

Trois duos étaient en lice: «Mit Laib und Seele», avec Jael Bregy, de la boulangerie Reinhard AG à Bolligen (BE), et Amelie Reissnecker, de la boulangerie Leutwyler à Zofingue (AG); «Arts of TanAngi», avec Angelina Hintermann et Tanja von Ah, de Christen Beck AG à Buochs (NW); et «Die Zuckerschwestern», avec Jasmin Erismann et Michelle Häberli, de la boulangerie-pâtisserie Schell à Büron (LU). Sous la présidence de Mäni Blum, les gagnantes de l’an dernier, Leonie Althaus et Suena Müller, ainsi que Beat Stohler, Monika Soder, Sonja Durrer et Gabriela Meier ont évalué les méthodes de travail. Daniel Glück, Justus Terno et Peter Kasimow se chargeaient de la dégustation. Pour Suena Müller, ce changement de rôle était inhabituel. «Je ressens vraiment leur nervosité», confiait celle qui avait elle-même transpiré l’an dernier.

Mäni Blum a salué le niveau très élevé. «Nous étions d’accord sur le duo gagnant, mais les deux autres équipes étaient plus proches. La dégustation a notamment fait la différence.» Un problème de pistolet de pulvérisation a valu quelques minutes supplémentaires aux concurrentes concernées, afin de garantir l’équité. Malgré la pression, le président tenait à ce que chacune garde un bon souvenir.

Sans voix, mais heureuses

A l’annonce des résultats, Jael Bregy et Amelie Reissnecker ont éclaté de joie. «Nous sommes sans voix, nous ne nous attendions pas à gagner», ont-elles déclaré en larmes. «Arts of TanAngi» termine deuxième, devant «Die Zuckerschwestern», qui remporte le Speed-Baking. Cette épreuve laissait trois minutes par exercice pour tresser une tresse à un brin, écrire «Zirkus Knie» au chocolat et dresser des confiseries aux amandes. Les prix, attribués par équipe, s’élèvent à 1500, 1000 et 500 francs selon le classement.

Stefan Kogler, secrétaire général de la Société professionnelle Boulangerie & Confiserie, a salué la motivation des équipes et remercié les entreprises formatrices et les sponsors. Son président, Pirmin Corradini, a souligné leur soutien croissant: les jeunes y gagnent en compétences, les entreprises en idées neuves et en visibilité.

(Andrea Decker/pcl)