FMAG: un premier anniversaire et de nombreux projets

Un an après sa création, la Fédération des Métiers de l’Accueil et du Goût (FMAG) a posé ses bases, structuré son action et précisé ses priorités.

Le premier anniversaire de la FMAG a été célébré dans son fief de Pully (VD). Photos: FMAG/Megan Quinto

Une année charnière et une année chargée. C’est ainsi que Roman Helfer, directeur de la Fédération des Métiers de l’Accueil et du Goût (FMAG), a décrit le travail accompli au cours des douze derniers mois. Dans son allocution, il a évoqué non sans humour la difficulté de réunir les huit présidents des organisations que la FMAG fédère, ce qui a provoqué quelques rires au sein de l’assistance, preuve à la fois de sa clairvoyance et du sens de l’humour des principaux concernés, réunis à Pully le 29 janvier dernier. Accompagné par son président, Gilles Meystre, et par l’ensemble des équipes recrutées au cours des derniers mois (sept personnes au secrétariat, autant pour la surveillance de l’apprentissage), il a profité de l’occasion pour rappeler les grandes étapes de l’aventure commune initiée l’an dernier et préciser la nature des projets qui sont à l’ordre du jour pour 2026.

Un interlocuteur identifié

Depuis qu’elle a été portée sur les fonts baptismaux, la FMAG a œuvré à la fusion des secrétariats et lancé un certain nombre d’actions communes, y compris récréatives, à l’instar du Brunch du Goût organisé à Aigle l’automne dernier dans le cadre de la Semaine du Goût, le premier jour sous le soleil, le second à l’intérieur, après avoir démonté et remonté toute la structure d’accueil. De manière plus générale, le rapprochement entre les huit organisations fondatrices, rejointes en ce début d’année par la toute nouvelle Association des brasseries vaudoises, a permis de renforcer l’écosystème existant et de rendre plus fluides et efficaces les collaborations. La FMAG s’est ainsi positionnée comme un interlocuteur clairement identifié dans le paysage vaudois, vis-à-vis aussi bien de ses membres que des autorités politiques et des partenaires institutionnels. Parmi les chantiers, la formation professionnelle et la relève occupent logiquement une place centrale. En 2026, cet axe sera encore renforcé. La FMAG entend soutenir plus étroitement les entreprises formatrices, notamment par des offres de formation continue destinées aux formateurs d’apprentis, et par le développement des réseaux d’entreprises formatrices.

Roman Helfer (au centre) avec Eric Dubuis et Françoise Guilloud.

Trois dossiers politiques majeurs

Sur le plan politique, trois dossiers majeurs occuperont l’année à venir et c’est Gilles Meystre, par ailleurs président de Gastrovaud, qui s’est chargé de les présenter. Le premier concerne le salaire minimum cantonal, qui fera l’objet d’une votation populaire en juin. La FMAG défend la primauté des conventions collectives de travail, raison pour laquelle elle soutient le contre-projet du Conseil d’Etat, tout en fustigeant le double discours de certains partenaires faisant fi du partenariat social. «En 2011, les Vaudois avaient rejeté cette idée à 51,11 %, et, en 2014, c’était au tour des Suisses de la rejeter très largement (71,54 %) à l’échelle nationale. Mais les mentalités évoluent et d’autres cantons romands en ont adopté le principe depuis», a relevé Gilles Meystre.


«Nous soutiendrons plus étroitement les entreprises formatrices»

Roman Helfer, Directeur de la FMAG


Le deuxième dossier touche aux cas de rigueur liés aux aides Covid, dont le remboursement est une épine dans le pied d’un grand nombre d’entreprises du canton; tout est fait pour obtenir des assouplissements quand la survie d’établissements est en jeu. Enfin, la FMAG s’implique dans le débat autour de l’initiative fédérale visant l’interdiction d’importer du foie gras (une spécialité bien en vue sur les plateaux de l’apéritif), plaidoyer en faveur d’une approche «équilibrée» qui vise à concilier le bien-être animal et la liberté de choix des consommateurs.

(Patrick Claudet)


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